Le facteur générationnel au coeur des opportunités de marché

L’importance de la démographie est indéniable puisqu’elle est à la base de l’immobilier. Une bonne lecture de celle-ci nous permet de repérer des opportunités que nous ne pourrions déceler autrement. Toutefois, comment faire et par où commencer? Cet article vous mènera à raisonner et regarder des projets d’investissement sous un angle différent afin de repérer des circonstances opportune.

Lorsque nous ciblons un secteur en particulier, la première étape est de savoir à quelle clientèle on s’adresse. Est-il question d’une localisation majoritairement constituée de baby-boomers et surtout quelles sont leurs habitudes de vie?

Vous l’aurez compris, lorsque nous analysons les différentes cohortes générationnelles, nous décelons plusieurs éléments importants et très pertinents pour bien comprendre le persona ciblé. Par exemple, les baby-boomers formaient leur famille généralement à 29 ans. Ceux-ci voulaient travailler, acheter une maison, une voiture et s’ils pouvaient avoir un emploi fixe pour 30 ans, cela les intéressait. À contrario, dans les années 1992, la génération x a littéralement tracé un X sur tout ce qui stimulait les baby-boomers, d’où leur nom. En effet, plusieurs propensions à la baisse furent dénotées dans les années 2000. Par exemple, on a pu observer une diminution  du nombre de mariages de même que du nombre d’enfants dans les familles. Les déménagements furent moins courants tout comme les achats immobiliers.

Lorsque l’on fait un petit saut dans le temps et que l’on pose nos yeux sur la génération subséquente des milléniaux, nous retrouvons un groupe qui vient en quelque sorte déstabiliser le marché avec de nouveaux modèles d’affaires bien connu tels que les AirBnB et UBER de ce monde. Toutefois, cette cohorte ressemble beaucoup aux baby-boomers dans le sens qu’ils recherchent l’indépendance très tôt en formant des ménages dès que possible. L’automobile ne figure même plus dans leurs priorités. D’ailleurs, la première façon pour un jeune de rentrer sur le marché immobilier en milieu urbain, c’est de se débarrasser de son véhicule. Effectivement, l’économie de partage vient pallier aux nombreux besoins et permet par le fait même de mettre davantage d’argent de côté en vue d’investir.

À ce propos, une autre statistique intéressante nous indique que la propension de ces jeunes à investir en vue de leur retraite est plus élevée que celle des générations qui les ont précédées. Il s’agit d’un groupe qui cherche à savoir comment ils vont entrer sur le marché de l’immobilier.

Si nous devions illustrer ces générations sur une droite, nous constaterions qu’au Québec,  les plus grands mouvements se situent au niveau des extrémités de ce segment. D’un côté, nous retrouvons une population vieillissante qui se départira de leurs actifs immobiliers pour effectuer un retour potentiel vers le locatif ou vers les résidences pour personnes âgées. Ce phénomène se traduira naturellement par une pression sur la demande au niveau de l’occupation locative et aussi, une augmentation des prix, entraînant avec elle les valeurs économiques vers le haut.

De l’autre côté de ce segment se trouvent les milléniaux devant lesquels se dressent de nombreuses opportunités leur permettant d’entrer sur le marché de l’immobilier. En effet, plusieurs immeubles appartenant aux baby-boomers durant de nombreuses années se retrouveront sur le marché de la revente. Ces immeubles requerront une gestion opérationnelle rigoureuse afin de rétablir leur performance financière, et ce, notamment en collant les loyers à ceux du marché. Les acquisitions nécessiteront davantage de liquidité sur le plan de la mise de fonds. Toutefois, l’acquisition via partenariat augmentera les ressources des milléniaux tant sur le plan organisationnel que financier et leur permettra par le fait même de procéder à de nombreuses acquisitions.

En somme, dans un marché, les opportunités ne sont pas nécessairement là où on le pense, parfois il nous faut sortir notre loupe et bien l’essuyer, ainsi ceci nous permettra de mieux analyser le marché, mais également, mieux y repérer les bonnes occasions d’affaires.