PMML sur la route: Cynthia Perreault

FR: Bonjour à tous, bienvenue à cette nouvelle édition de PMML sur la route. Cette fois nous avons droit à une édition féminine et quelqu’un de vraiment spéciale qui se joint à nous. Cynthia Perreault, une jeune investisseure très dynamique, qui vous donnera pleins de conseils. Ses autres immeubles ont été acheté avec des partenaires, mais celui-ci est le premier qu’elle achète par elle-même. Je te laisse nous parler de ton projet.

CP: En effet, c’est une grande fierté! Il s’agit de mon premier projet seule. Un 12 logements près du métro Frontenac à Ville-Marie. La transaction a été relativement simple, mais au départ je ne croyais pas avoir l’immeuble car il y avait une vingtaine d’offres sur la table et, même en ayant offert 150 000$ de plus que le prix demandé, je suis quand même tombée en deuxième rang. Heureusement pour moi, la première offre est tombée donc je me suis organisée pour respecter mes conditions et offrir l’offre la plus intéressante possible afin que le vendeur soit satisfait. J’en suis très contente car il s’agit d’un projet qui nécessitera beaucoup de travaux, mais qui, au final, a aussi beaucoup de potentiel.

FR: Tu as quelques rénovations à effectuer à l’extérieur du bâtiment, peux-tu nous en parler un petit peu?

CP: Je planifie changer toutes les fenêtres, la mansarde et l’apparence du commerce. Toutes les unités sont résidentielles et je veux refaire l’enseigne commercial pour le commerce et réparer la maçonnerie. Pour ce qui est de l’intérieur, je compte mettre les appartements et l’espace commun au goût du jour donc oui il va y avoir beaucoup de travaux, environ 350 000 à 400 000$ à investir, mais je crois que cela en vaut la peine. L’immeuble sera en mesure d’avoir une bonne valeur marchande pour en justifier l’investissement.

FR: Peux-tu nous en dire plus sur le type d’unité?

CP: Il s’agit de 3.5 et 4.5 et je rénove présentement les logements qui étaient vacants lors de l’achat de l’immeuble. Ce que l’on souhaite faire est d’optimiser l’espace afin d’avoir les logements les plus spacieux possibles. Tout sera refait et les électriciens et les plombiers sont déjà passés.

« J’aime beaucoup mieux faire faillite que passer 10 ou 20 ans à n’effectuer aucune action. » – Cynthia Perreult

FR: C’est extrêmement bien localisé, à 5 minutes d’un métro, quels sont les avantages et les possibles inconvénients ?

CP: Le premier avantage est que, avec le prix auquel j’ai payé l’immeuble, j’ai un bon budget pour effectuer des rénovations et la proximité avec le métro permet d’attirer de la bonne clientèle. L’inconvénient est que j’ai acheté l’immeuble tel quel donc les aires communes et certains appartements ne sont présentement pas dans le meilleur état et la clientèle qui est actuellement présente est plus difficile à gérer donc cela peut occasioner des dommages. Cependant, en y mettant par la suite une clientèle de meilleure qualité je crois que l’immeuble ne nécessitera pas beaucoup d’entretien. Cela devrait être un bel investissement qui ne sera pas trop difficile à gérer.

FR: Peux-tu nous parler de la condition des lieux actuellement?

CP: Il y a beaucoup d’amour à donner. Il semble y avoir eu un problème d’écoulement d’eau selon la condition du toit dans un des logements donc tout sera refait. Cependant, lorsque je suis venu ici, je n’y voyais pas des problèmes, mais du potentiel. Il y a de belles plinthes hautes qui correspond, selon moi, à un style recherché à Montréal. Il y a donc un petit cachet ancien. Je trouve l’esthétique très intéressante. La deuxième chambre a aussi une superficie respectable même si elle nécessite elle aussi beaucoup d’amour. Je vais tenter de récupérer les portes afin de conserver l’aspect et le look intérieur de l’immeuble. La cuisine est l’endroit où je vais me creuser un peu plus la tête car je tiens à ce que ce soit aéré et, de plus, les grandeurs ne sont pas standards donc tout devra être fait sur mesure pour tenter d’améliorer l’espace. L’espace commun aussi nécessitera une bonne quantité de travaux, mais ce n’est rien de dramatique et ce sera une belle expérience qui me permettra de continuer d’apprendre. Comme l’immeuble est bien situé, je crois que les dollars sont bien placés.  

FR: Je ne suis pas inquiète et j’ai bien hâte de voir le résultat final. Je voulais aussi parler des peurs qui peuvent frapper les nouveaux acheteurs. Tu m’as parlé des peurs que tu avais, mais tu as commencé à investir à 23 ans et voilà où tu es rendue aujourd’hui. J’aimerais que tu puisses inspirer d’autres personnes à faire comme toi.

« Le plus de gens que je peux atteindre me permet uniquement d’aller chercher des connaissances additionnelles. » – Cynthia Perreault

CP: C’est très pertinent, mon premier achat était un triplex et oui, à 23 ans, je trouvais cela apeurant, mais ma vraie carrière d’investisseure immobilier a débuté, je dirais, trois ans plus tard. Lors de ma première acquisition, je n’étais pas dans la même mentalité du tout. J’étais dans la peur de l’endettement. Je me souviens même que, j’étais avec mon copain de l’époque et c’est lui qui m’a convaincu d’acheter alors qu’au début j’insistais pour seulement louer un des logements. Finalement, cela a été une bonne chose car c’est ce qui m’a permis de faire face à mes peurs de l’endettement. Il y a aussi la peur des locataires car il y a beaucoup de messages qui, lorsque l’on se tient avec des gens qui n’investissent pas en immobilier, sont véhiculés disant qu’il est difficile de gérer des locataires. Cela m’a donc permis d’abattre ces deux peurs du même coup. Par la suite, j’ai fait des lectures sur l’investissement immobilier et c’est à ce moment que j’ai réalisé qu’il existe pleins de solutions créatives et faciles pour acheter. Il s’agit de ma première acquisition seule et je suis très heureuse d’être tombé là-dessus. D’ailleurs j’ai grandement remercié le courtier de m’avoir fait confiance dans la transaction. Cela fait tout de même deux ans que je suis à temps plein là-dedans donc je travaille ma confiance et je crois que c’est ce qu’il a ressenti. J’ai aussi respecté tous les délais et tranquillement l’équipe de travail a commencé à se former. Le conseil que j’aimerais donner est de penser au pire qui pourrait arriver. Dans mon cas, je me suis dit que je pourrais faire faillite, mais j’aime beaucoup mieux faire faillite que passer 10 ou 20 ans à n’effectuer aucune action. Le plus effrayant a été de lâcher mon emploi et commencer l’immobilier à temps plein, mais c’est avec ce domaine que j’avais le plus de connaissance.

FR: Une autre de tes peurs était de parler devant la caméra et parler en public, mais je crois que cette entrevue nous démontre que tu t’en sors très bien.

CP: En effet, il y a toujours le trac de parler devant les foules et la peur du jugement. C’était donc mon objectif à travers l’entrevue d’aujourd’hui. Cela me fait beaucoup de bien et les gens qui me ressemblent viennent vers moi donc cela m’a permis de développer de belles amitiés. Le plus de gens que je peux atteindre me permettra uniquement d’aller chercher des connaissances additionnelles. Je me dis que lorsque vous avez une peur, il s’agit d’un signe que vous devez faire ce qui vous fait peur. Au lieu de rester dans l’inaction, il vaut toujours mieux agir que de risquer rester toujours à la même place. N’importe qui désirant croitre et grandir devra se placer dans des situations qui pourront créer de la peur. Oui vous pouvez vous planter, mais préférez-vous tomber quelques fois ou ne jamais rien avoir? Personnellement, je crois que le prix est beaucoup plus élevé lorsque l’on ne tente pas d’aller de l’avant.